Dans l'espace public, comme
la rue, nous sommes de plus en plus
agressés par touches insidieuses et
subliminales . On peut encore les éviter dans son espace privé; en coupant
la radio, la télé par sélection des sources d'informations ou bien en choisissant le temps où on s'y soumet. Alors que nos villes se parent de lumières
basse consommation - Grenelle,
Copenhague oblige - et quand la population est plutôt en mode
haute consommation,
de forts éléments d'anxiété s'insinuent dans l'espace urbain.

Par exemple avec la couverture du
magazine Marianne du 11 Décembre 2009 qui est particulièrement anxiogène.
En majuscules:
'LES TERRIBLES LECONS DU VOTE ANTI-MINARETS', sur
fond
rouge.
Illustré d'une demie (cachant/dissimulant quoi ?) jolie jeune femme brune avec un foulard noir autour de son visage. (Allusion / amalgame au port
voile...).
Et en haut à droite en moins gros, mais en manchette, soit à coté du nom du magazine:
'2010 La vraie crise va commencer'.
Opportunisme d'actualité ? Ai-je l'esprit tordu, si je n'y vois qu'une manipulation ? Une arme, couchée sur papier glacé, inconsciente, intrusive; une contribution
habille, et source d'exclusion dans le débat "imposé" sur l'identité nationale. Où sont agitées, tel le matador, nos peurs enfouies de citoyens. Le
problème: la crise - la solution: anti... musulman !
Rien, sauf de basses manoeuvres politiciennes, à courtes vues, ne justifient, particulièrement en périodes de crises sociales; de raviver la question identitaire. Cela se
fait au détriment de questions liées aux identités. Elles peuvent être légitimes, justes et constructives, mais sont devenues inintelligibles dans le bruit ambiant, assourdissant. Ce débat, s’il
devait avoir lieu, ni maintenant, ni dans ces conditions; aurait mérité mieux pour nous rassembler et non partager.
Ce n'est qu'un des derniers avatars du criminel "diviser pour mieux régner", dénoncé ici dès 2007, déjà au